Assurance-vie : quand et comment effectuer un rachat dans les meilleures conditions ?

L’assurance-vie est un placement apprécié pour sa flexibilité, dont la disponibilité de l’épargne à tout moment. En effet, celle-ci n’est pas bloquée jusqu’à l’âge de départ à la retraite comme dans le cas du Plan PER, et il n’existe pas d’exigences particulières pour retirer tout ou partie du capital.  Quand et comment débloquer votre assurance-vie dans les meilleures conditions ?

Pourquoi retirer votre capital ?

Vous avez alimenté votre assurance-vie afin de capitaliser, pour répondre aux objectifs que vous vous êtes fixés. Par exemple, pour vous constituer un capital plus ou moins conséquent afin de concrétiser un projet, ou encore dans le but de préparer vos vieux jours – dans ce cas, vous épargnez sur le très long terme afin que le capital soit converti en rentes.

Vous pouvez toutefois effectuer un rachat lorsque vous faites face à une difficulté financière temporaire, par exemple. Ou lorsque vous aurez capitalisé selon vos objectifs pour lancer votre projet.

 

Dans quel cas le capital ne peut être déverrouillé ?

L’assurance-vie peut faire l’objet d’un nantissement, en garantie d’un prêt bancaire. Dans ce cas, celle-ci ne peut être débloquée. Ce n’est que lorsque le prêt aura été entièrement remboursé que le nantissement sera levé. À noter toutefois que le nantissement concerne le montant de votre prêt uniquement, et que vous disposez librement du reste. Vous jouissez donc partiellement de votre assurance-vie pendant toute la durée de ce montage juridique.

 

8 ans : la maturité fiscale de l’assurance-vie

Comme nous l’avons expliqué plus haut, vous pouvez effectuer un rachat à n’importe quel moment. Cependant, vous bénéficiez d’une meilleure fiscalité lorsque le contrat aura atteint sa “maturité fiscale”, c’est-à-dire après 8 ans de détention.

Rappelons avant tout que les sommes retirées sont fiscalisées. Or, lorsque vous avez détenu votre contrat pendant au moins 8 ans, vous bénéficiez des avantages qui comprennent entre autres l’abattement annuel sur la part des intérêts. Celui-ci est fonction de votre situation familiale : le plafond est de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple. Les autres avantages issus de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux sont fonction de la date de vos premiers versements. C’est-à-dire suivant l’un des deux cas de figure ci-après : si vous avez effectué vos versements avant le 27 septembre 2017, ou si vous avez effectué vos versements après le 27 septembre 2017.

 

Retrait partiel ou retrait total ?

Ce paramètre dépend bien évidemment de vos besoins. Cependant, il est toujours préférable de fractionner les retraits afin d’échapper à une fiscalité trop lourde, sachant que c’est le barème progressif de l’impôt sur le revenu qui est retenu. Voici les tranches de ce barème pour 2023 :

  • jusqu’à 10 777 euros : 0%
  • de 10 778 euros à 27 478 euros : 11%
  • de 27 479 euros à 78 570 euros : 30%
  • de 78 571 euros à 168 994 euros : 41%
  • plus de 168 994 euros : 45%

Il vaut donc mieux faire coïncider le montant de votre retrait avec la plus faible tranche imposable afin de profiter des taux les plus bas. Pour cela, songez à établir un plan de déblocage de votre assurance-vie, en fonction de ces paramètres.

Toujours est-il que si vous comptez opter pour un rachat total, sachez que cette opération met fin à votre contrat. C’est la valeur de rachat légal que votre assureur vous verse, c’est-à-dire le montant capitalisé sur la base du taux d’intérêt. Celui-ci varie en fonction des supports sur lesquels votre capital a été investi : en fonds en euros (faiblement rémunéré) ou en unité de compte (qui délivrent des taux de rendement plus élevés, mais qui exposent à des risques de perte en capital).

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